Où faut-il se précipiter en 2011 ?

Voici une chronique de plus sur le bilan de 2010, axée cette fois ci sur des tables dites de « Rattrapage », pour ceux qui n’y sont pas encore allés l’année dernière.

Commençons par quelques incontournables qui datent déjà de 2009, comme Yamt’cha, Passage 53, Frenchie, ou le KGB qui ont en commun une cuisine métissée au fort tropisme asiatique, avec une précision et une exigence qui les ont immédiatement propulsés au sommet. C’est par eux qu’il faut commencer votre remise à niveau et comme trouver une table ne sera pas facile, dépêchez vous!

Pas sûr que 2010 ait fait aussi bien, même si il y a eu indéniablement quelques grosses cartouches. On est à Paris quand même. Le Royal Monceau, avant tout, car il fait coup double avec ses deux restaurants, La Cuisine et Le Carpaccio, aussi réussis l’un que l’autre.
C’est comme un parfumeur qui réussirait a mettre la même année, deux de ses jus dans le top 10. Le rêve! Le premier est une des plus belles salles de brasserie d’hôtel dont on a envie de faire sa cantine de manager, le second est redevenu ce qu’il était autrefois, un des tout meilleurs italiens de Paris. Dès le printemps, sa terrasse conjuguée à sa cuisine en fera le spot majeur de 2011. La Librairie de l’Hôtel mais aussi sa galerie d’art et sa salle de cinéma font du Royal Monceau le nouvel épicentre business de la capitale.

Derrière, on s’active dans les Palaces! En attendant le Shangri-La qui vient d’ouvrir puis le Mandarin un peu plus tard au printemps, Le Plaza de Ducasse a déjà changé son chef, sa carte et sa décoration mais peine encore à convaincre que c’est ici qu’il faut dépenser près de 500 euros par personne. A suivre !
Sinon, les vraies bonnes nouvelles gastronomiques de 2010 sont rares et tiennent sur une seule main.
La Régalade Saint Honoré, deuxième du genre, a remis l’église au milieu du village, en démontrant ce qu’est vraiment la « Bistronomie », inventée il y a presque 20 ans…. à la Régalade. Toujours le meilleur rapport qualité-prix de Paris et déjà complet plusieurs semaines à l’avance.
Toyo, ouvert par l’ancien chef de Kenzo, est la meilleure surprise asiatique de l’année, un bar immense, une cuisine créative, élégante et inspirée, et un service angélique. Les ondes y sont aussi bonnes que le reste.
Le nouveau Robuchon au Drugstore Publicis est déjà incontournable un mois après son ouverture. Une carte prolifique de tapas et de plats, avec une large gamme de prix et un service époustouflant. C’est ici et pas ailleurs qu’il faut bien commencer l’année, au bar, seul ou à deux.

Et Spring? Et Saturne? Et le gastro de Thoumieux?
Euh….Joker ! Je vous laisse essayer, vous me direz….

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