Rachat du Nouvel Observateur par le trio BNP

POURQUOI LE RACHAT DU NOUVEL OBSERVATEUR PAR LE TRIO BNP EST UNE EXCELLENTE NOUVELLE

2014 commence à peine que le paysage médiatique français est déjà en émoi ! Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse devraient acquérir 65% du Nouvel Observateur pour 13,5 millions d’euros. Ce faisant, ils répondent à l’appel lancé en décembre par son actuel propriétaire, Claude Perdriel, et confirment leur intérêt pour l’industrie de la presse, qu’ils commencent à bien connaître.

Si cet événement devrait susciter son lot d’interrogations et de craintes quant à la concentration des médias, j’accueille cette nouvelle avec enthousiasme. En effet, il ne faut pas y voir un simple sauvetage ou une passation de pouvoir mais bien le signe de l’incroyable vivacité du média presse. Malgré un contexte difficile (les recettes publicitaires des magazines ont reculé de 9,5% en 2013, la plus forte chute tous médias confondus), le secteur poursuit sa réinvention à marche forcée. Une tâche ardue mais dans laquelle il est une nouvelle fois épaulé par des patrons passionnés.

Par ailleurs, l’arrivée de nouveaux actionnaires pourrait apporter un nouveau souffle à l’Obs, qui doit aujourd’hui accélérer sa mue. Une certaine concentration des capitaux et des énergies est désormais nécessaire afin que le secteur puisse investir et faire évoluer son modèle économique. A ce titre, le travail effectué au sein du groupe Le Monde depuis 2010 par MM. Bergé, Niel et Pigasse avec l’appui de Louis Dreyfus, est encourageant. Si le quotidien du soir a traversé une année 2013 difficile, à l’image de ses concurrents, il a su prendre le virage numérique et se diversifier avec succès. Avec le savoir-faire de Rue89, l’Obs possède un beau potentiel digital à valoriser et pourrait même, à terme, constituer avec les sites du Monde un nouveau géant français des médias en ligne.

Enfin, la reprise de ce newsmagazine légendaire témoigne également de la montée d’une nouvelle génération d’entrepreneurs tricolores engagés qui ont foi dans la presse comme dans l’économie de leur pays. Une bouffée d’optimisme en ces temps moroses !

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